Je vais casser les clichés parce que je me suis prise un mur en pleine face quand j’ai eu mon fils : avoir un bébé c’est les montagnes russes (en général) les trois premières années. Bien sûre il y a toujours des bébés qui contredisent la règle mais la plupart passent quand même par ces grandes étapes qui viennent perturber les rythmes qui allaient pourtant si bien, les nuits complètes que bébé faisait, la bonne humeur et bonne coopération de bébé, et j’en passe ! Cassons les clichés : les premières années : c’est DURE !

Les tempêtes de l’enfance ne sont pas des reculs, mais des élans invisibles : derrière chaque nuit agitée, une nouvelle compétence est en train d’éclore.

Les fameux pics de croissance

On en entend peu parler et pourtant… ce sont parfois des moments difficiles à passer ou notre bébé devient une personne tout autre, et qui a purement besoin de + de proximité et de soutien durant cette période, qu’on devrait plutôt appeler période d’ajustement neurologique et énergétique : autrement dit, bébé grandit 🙂

Ils interviennent en général vers 3 / 6 / 9 semaines, puis vers 3 / 6 / 9 mois (parfois 12 mois aussi).
Les signes les plus connus sont irritabilité, sommeil perturbé, réclame +++ souvent les bras, le sein, le bibi. Il est important de répondre à ces besoins afin qu’ils passent plus vite et que bébé se sente bien et évolue en tout sérénité.

N’hésitez pas à être entourée durant ces périodes car ça peut être vraiment difficile (manque de sommeil et de temps libre pour soi !)
Je recommande ++ le porte bébé physiologique durant ces périodes ça va vous SAUVER (et NON bébé ne va pas s’habituer à vos bras ne vous en faites pas! j’en suis la preuve vivante j’ai porté mon bébé ++++ et aujourd’hui à 20 mois il veut surtout tout faire solo !!) et sortir un max vous promener en extérieur si le temps le permets. (la pluie c’est un bon calmant aussi)

L’angoisse de séparation

Qui arrive vers 8/10 mois en général. Puis revient vers 18 mois puis vers 2 ans parfois.
C’est une période qui peut être travaillée en amont : pour ma part vers ses 6 mois j’ai commencé à jouer au coucou caché avec la couverture. En en faisant un jeux, sans s’en rendre compte bébé comprend que vous êtes là même si il/elle ne vous voit pas. Je ne sais pas si ça a aidé mais l’angoisse n’a pas été intense et est vite passée chez nous.

Je me répète mais tout le monde vous dira que ce sont des caprices et c’est car vous avez trop habitué bébé à être près de vous, mais NON NON et NON c’est juste physiologique bébé a besoin de passer par ces périodes pour grandir et faire évoluer son système neurologique. Répondez à ces besoin, avec bienveillance même si des fois c’est dure je le conçois vraiment on a envie de souffler, de temps pour nous, d’avancer sur les choses qu’on a à faire mais y a un/e petit/e koala qui nous colle aux basques c’est DURE mentalement…. le porte bébé est votre allié.. et l’entourage aussi! Ce sont des phases qui durent de quelques jours à quelques semaines mais je vous assure tout fini par passer.

Les poussées dentaires

Bon là ya pas besoin de dessin le titre parle de lui même… on m’a beaucoup répété que les poussées dentaires chez les bébés étaient l’équivalent d’une rage de dent chez l’adulte : si vous ne savez pas ce que c’est vous êtes CHANCEUSE ça fait affreusement mal à s’en taper la tête contre un mur (oui oui).

Elles interviennent en général :

  • entre 6 et 10 mois pour les premières dents
  • entre 12 et 18 mois pour les molaires
  • puis entre 2 et 3 ans pour les dernières molaires

Effectivement ça laisse donc une longue période et ça peut faire peur mais personnellement je trouve que le plus dure pour les bébés sont quand même les premières dents. Bave à gogo, besoin de mordiller, de téter ++, gencives gonflées, irritabilité ++, sommeil perturbé (les douleurs augmentent en fin de journée et la nuit), parfois diarrhées ou glaires dans les selles, cela ne dure normalement que quelques jours (si ça dure + consultez!).

Mes alliés chouchous pour ces périodes qui peuvent peut-être aider bébé : les suppo à base de plante ; le roll-on à base de plantes bio ; les mâchouille tout de toute sorte (j’adore cette marque mais plein d’autres existent!) ; et tout simplement mettre votre doigt propre sur un glaçon et venir masser les gencives de bébé avec le doigt froid.

Les régressions du sommeil

Spoiler : ce ne sont pas des régressions à proprement parlé (retour en arrière) mais plutôt des perturbations liées à l’évolution de bébé : l’angoisse de séparation, une nouvelle acquisition, un changement de type/rythme de cycle du sommeil (sommeil paradoxal ; sommeil profond ; ..), un développement cognitif,…

Les âges où on observe le + ces perturbations sont :

  • vers 4 mois (énorme changement donc bébé pouvait faire ses nuits avant et à partir de 4 mois ne plus du tout vouloir dormir… je parle en connaissance de cause qu’est-ce que c’était dure..!)
  • vers 8-10 mois
  • vers 12 mois
  • vers 18 mois (en + de l’angoisse de séparation qui peut revenir donc ça peut être une période charnière où bébé peut vous chercher dans la nuit et avoir besoin à nouveau de contacte et d’aide à l’endormissement alors que ce n’était plus le cas avant)
  • puis vers 2 ans

Ces périodes perturbées peuvent durer quelques jours voir quelques semaines selon les bébés. Cependant si vous voyez que cela perdure, c’est peut être que bébé a un besoin de sécurité, d’accompagnement plus intense, ou alors qu’il change son rythme complet (par exemple passer de deux siestes à une) etc.

Les périodes de grandes acquisitions et périodes sensibles

Comme bébé grandit et apprend un maximum de choses en journée afin d’évoluer, il est normal qu’une nouvelle compétence acquise vienne perturber le sommeil afin que le cerveau et le corps assimilent ces étapes fantastiques.

  • 6-8 mois : position assises
  • 8 -10 mois : quatre pattes
  • 10-15 mois : marche
  • 15-24 mois : explosion du langage (même si bébé ne parle pas il.elle assimile!)
  • 24 mois : conscience de soi plus intense, je suis un/e être à part entière, je ne fais pas qu’un/e avec maman.
  • 2-3 ans : les peurs (du noir, du loup, du monstre,..) ; et transition vers la propreté

La phase d’opposition

LA phase qui va tester votre patience :’) quand votre enfant dit non et se roule par terre en hurlant.. oui je parle bien de cette période que les gens aiment appeler le « terrible two ». Je n’aime pas ce mot car même si c’est une période difficile, c’est avant tout une période magique où votre enfant souhaite devenir autonome, faire ses choix, faire les choses lui-même/elle-même. C’est assez magique à vrai dire à peine deux ans après sa naissance… La vie est fascinante.

La phrase numéro une à bien garder en tête et à vous répéter répéter répéter c’est que votre enfant ne vous fait PAS de caprice : il/elle en est INCAPABLE son cerveau n’est pas assez mature et développé pour manipuler. J’aimerais tellement qu’on arrête de voir les enfants comme des petit/es monstres malin/es qui calculent leurs faits et gestes afin d’arriver à leurs fins. Ca n’est physiologiquement pas possible pour eux/elles.

Cette phase intervient environ des 18 mois aux 3 ans de l’enfant. Oui ça peut paraitre long mais je vous rassure ce n’est pas une année complète de non et de hurlement. L’enfant va revenir à la charge régulièrement pour se rappeler les limites que vous lui avez posé. Il va falloir répéter répéter répéter, et garder une certaine ligne de conduite : une fois que vous avez dit que c’était non pour X raison, on s’y tient. On ne cède pas. On accompagne l’enfant et on lui explique avec des mots simples et des phrases très courtes. On ne les laisse pas pleurer seul/e dans leur coin : + vous les accompagnerez, plus la crises passera vite. Les enfants ne sont pas rancunier/es et passent vite à autre chose.
J’avais lu ne fois que garder un contact physique lors de leur crise envoi un signaux au cerveau et les aide à se calmer plus rapidement…petite main sur l’épaule, dans le dos,.. de même que se mettre à leur niveau pour paraître moins grande et + se faire entendre.

Les quelques conseils qu’on a pu me donner et qui m’ont vraiment aidé à passer ces périodes : les enfants ont besoin de limites. Ca les rassure, leur permets de grandir dans un cadre sécurisé, et leur faire entendre qu’on limite des choses car on les aime.

N’hésitez pas à prévenir les crises. Exemple, vous savez que votre enfant ne voudra pas arrêter telle activité. Alors avant la fin, vous lui dites « c’est le dernier dessin et après c’est terminé ». Si vous savez qu’il/elle aime un objet particulier mais qu’il/elle n’a pas le droit de le prendre, on peut le déplacer hors de sa vue afin d’éviter une crise inutile. Vous pouvez aussi anticiper, les faire participer, et en faire un jeux : « tiens tu gares ta voiture à l’envers, et on y va »

Le jeux est votre meilleur allié : les enfants sont programmé-es pour jouer, c’est leur travail ! On fait la course jusqu’à la voiture ? ; On va sortir les poissons dans le bain !
(attention tout de même à ne pas détourner la crise avec le jeux ou l’humour : en effet il faut affronter les crises et ne pas passer au-dessus en les noyant dans des détournements d’attention. C’est hyper important que l’enfant passe la crise!)


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